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martes, 25 de octubre de 2016

CETA : L'allégeance ultra-libérale aux transnationales piétine

 
 
Un séisme inespéré a secoué et presque déstabilisé une partie de la classe politique européenne, particulièrement celle qui travaille main dans la main avec les lobbys internationaux. Responsable de ce séisme : la fermeté exemplaire de la Wallonie, dont leur attitude souveraine a mis à mal la signature du Traité de libre-échange avec le Canada. Ce Traité a été taillé sur mesure pour faciliter l'implantation de transnationales étrangères, au grand mépris de nos normes techniques de production locale, de notre démocratie et bien sûr de notre style de vie.
 
Malgré les pressions scandaleuses de certains dirigeants européens, la Wallonie a tenu bon et refuse de donner son aval au CETA, accord négocié depuis des années dans le secret le plus absolu. La Commission européenne va sans doute employer la formule traditionnelle du passage en force, en optant pour la mise en œuvre provisoire dudit Traité mais même comme ça, un précédent aura été créé pour les accords futurs qui bénéficieront, forcément, d’une référence solide et d'une meilleure impulsion pour modifier les points désavantageux du TTPI.
 
Nous avons donc assisté à une première victoire du peuple qui, majoritairement, a refusé ce traité ultra-libéral, lequel a pour ambition déclarée de pulvériser toutes les normes sociales, sanitaires et environnementales, tout en écornant notre souveraineté de peuple démocratique et en inscrivant dans la légalité tous les droits des entreprises transnationales, au détriment des droits humains. En somme, ce traité qui a généreusement ouvert ses portes aux lobbyistes et fermé l'accès aux citoyens, a l'intention de supprimer l'autorité publique, tout en supprimant les réglementations nationales qui leur sont défavorables et qui sont contraignantes.
 
Il s'agit donc d'un feu vert aux pratiques sauvagement destructrices à l'œuvre dans la jungle du capitalisme actuel, avec son cortège de droits sociaux menacés de mort, avec ses menaces sur l'alimentation (de plus en plus inféodée à l'agriculture industrielle), sur l'éducation, la santé, les transports etc. Au programme : des déréglementations abusives, des mécanismes juridiques autonomes au caractère extra territorial, ainsi qu'un véritable cheval de Troie qui intronisera, forcément, un grand nombre de sociétés américaines que nous aurons dans les pattes. Même s'ils semblent être des entités distinctes, Le CETA et le TTIP forment un duo dangereux qu'il faut tenir à l’œil...

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